La petite histoire

LES CAPITAINES DU CIDRE ARDENNAIS.

Fondateurs de la Cidrerie CapitaineDu temps de mes parents, tout le monde faisait son cidre et sa goutte dans le coin. Mais je me souviens que mon père disait toujours que c’était ici, à Lalobbe, mon village natal, que l’on faisait le meilleur cidre des Ardennes et que c’était là qu’il fallait venir acheter ses pommes !
Alors, quand on est venus s’y installer ma femme et mes filles en 1993, on a eu envie d’en fabriquer un peu, pour notre consommation. Il a fallu que j’étudie la fermentation et que je crée des vergers car au fil des ans le terroir lalobbois des pommiers à cidre s’étiolait. Il n’y avait plus que deux pressoirs familiaux qui fonctionnaient encore au village. Et voilà, c’est comme ça que tout est parti…
A ce moment là de l’histoire, Etienne Capitaine était loin de penser que vingt ans plus tard, il serait justement le « capitaine » d’une entreprise cidricole connue largement au delà du pays des Crêtes Préardennaises. On exploite environ 5 hectares de vergers et on élabore 40 produits à partir de nos fruits sous la marque des Bulles Ardennaises.

portrait-blandine-capitaineDavie Piquet Les Cidres de LalobbeDepuis 2013, l’une de nos filles, Blandine, nous a rejoints pour développer la marque au-delà du département.

Et cette année, son mari, David, est venu renforcer l’équipe et apprendre le métier de maître cidrier.
« on est bien, confirme Martine à la pomme aussi souriante que son mari. On fait ce qui nous plaît, on est libre. Quand je repense à ce couple de touristes de la Nièvre qui t’a acheté tes trois premières bouteilles… c’est quand même marrant » s’adresse-t-elle à Etienne.
Le couple en question avait vu dans l’édition de 1995 du Guide Michelin qu’on fabriquait un cidre fameux à Lalobbe. Un jour où il était de passage dans les Ardennes, en 1996, il avait voulu voir les vergers. « Ils avaient mangé dans un restaurant à Signy, raconte Etienne, où on leur à dit qu’il n’y avait plus rien à Lalobbe, mais que des gens (en l’occurrence nous !) essayaient de faire du cidre. Alors ils sont venus nous voir.
C’est vrai que c’est à eux que j’ai vendu mes premières bouteilles en me promettant que le cidre de Lalobbe serait un jour, à nouveau cité ».